
EXPOSITION ROLAND SABATIER
du 28 novembre au 28 décembre 2010
ŒUVRES DE PÉDAGOGIE ESTHÉTIQUE : VUE
D’ENSEMBLE SUR QUELQUES DÉPASSEMENTS PRÉCIS
(LA COLLECTION). 2010
CRÉÉE EN 2007 PAR ANNE-CATHERINE CARON POUR EXPOSER LES ARTISTES LETTRISTES, CETTE GALERIE SE DÉPLACE AVEC SA PROPRIÉTAIRE DANS DES UNIVERSITÉS, GRANDS MAGASINS, VERNISSAGES OU TOUTES AUTRES MANIFESTATIONS CULTURELLES OU VITALES, AUTANT D’ENDROITS ET DE SITUATIONS OÙ L’ART N’A PAS L’HABITUDE D’ÊTRE PROPOSÉ SOUS CETTE FORME DÉSACRALISÉE. CONTRAIREMENT AUX GALERIES TRADITIONNELLES OÙ LES AMATEURS SE RENDENT, CETTE GALERIE VA À LA RENCONTRE DE CEUX-CI OÙ QU’ILS SE TROUVENT.


Anne-Catherine Caron, LE ROMAN SANS NOM ou LE ROMAN DE LA VILLA TAMARIS (Narration supertemporelle), Publications PSI, 2010.
EXPOSITION DU 19 OCTOBRE AU 28 NOVEMBRE 2010
Par la pensée, ces quelques maigres fascicules pourraient recéler la quintessence enchanteresse de L’Iliade ou de L’Odysée, les failles et les déchirements de la matière humaine narrés dans Crimes et Châtiments ou dans Notre-Dame de Paris.
Dans mon esprit, ils figureraient également à loisir la mémorable cristallisation de l’instant amoureux décrite dans Le Rouge et le Noir, le pouvoir irrésistible et fascinant du désir de Madame Bovary, les meurtres ou les assassinats les plus cruels de Guerre et Paix et des Frères Karamasov ou, encore, la subtilité insensée de l’introspection transcendée par l’écriture d’A la Recherche du temps perdu.
Dans mon rêve, ils s’incarneraient aussi dans les méandres de la déconstruction linguistique de Finnegans wake, puis dans les reconstructions métagraphiques romanesques des Journaux des Dieux, de Saint Ghetto des Prêts, de Initiation à la haute volupté, des brisures irrémédiables du Roman du Soulèvement de la Jeunesse, d’Images à lire, de Poïesis ou encore de Jonas ou le corps à la recherche de son âme, des Mystères de Phi, des Platanes alignés, de Manipulitude et, puisqu'il faut clore provisoirement cette énumération, dans l’hermétisme extrême de De la Carritude en Lettrisme, de L’une ou la même, l’autre, et de Roman à Equarrir.
Toutefois, je pense qu’une beauté plus sublime encore résiderait dans le fait que mes lecteurs potentiels se métamorphosent en auteurs pour augmenter ma quête d’un thème, d’un sujet et donc d’un titre servant à l’étalement sans fin de mes carrés alignés depuis les années soixante-dix. Il pourrait s’agir d’une histoire d’atrocités guerrières, d’une épopée voluptueuse, d’une histoire d’amours insensées, mais aussi d’un de ces nouveaux « Romans infinis », chers à Von Hardenberg, embrassant, sur le plan d’une thématique possible, une narration à clé ou les clés possibles d’une nouvelle émanation fictionnelle encore indécelable.
Lecteurs, c’est à vous maintenant de trouver tous les thèmes de mon roman et de lui attribuer un titre.
EXPOSITION ANNE-CATHERINE CARON
EXPOSITION ANNE-CATHERINE CARON


EXPOSITION ANNE-CATHERINE CARON
Exposition du 15 avril au 30 mai 2009
ELLE EST, JE SUIS UNE ŒUVRE QUI PARLE, 1977.
Encre de chine sur 3 feuilles blanches, 21 x 29,7 cm chacune.
La recherche constante de mon sujet, de mon thème, de ma mécanique, de mon élémentique, de mes supports et de mes environnements carrésiques me pousse sans cesse depuis ma rencontre avec le groupe lettriste en 1972, à entreprendre et tenter de rechercher des mises en scène possibles et potentielles de mon carré de prédilection au sein des diverses situations dans lesquelles je souhaite l’inscrire.
C’est ici, dans ce contexte, aussi, la quête éternelle de l’être qui découvre sa fondamentale altérité et ne peut encore saisir que seule la culture acquise et celle qui se produit authentiquement au moment où il vit est en mesure de le constituer fondamentalement, intrinséquement.
Une autre représentation de cette œuvre figurait la même année dans « Roman à Equarrir », Editions Anakota, Paris, 1978.
